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Former n’est pas jouer ? … par Guy Oroy et Sébastien Capliez

03 décembre 2018

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Guy Oroy et Sébastien Capliez
Sébastien Capliez, Guy Oroy
 

«Jouer en formation ça ne sert à rien, nos collaborateurs sont là pour apprendre, pas pour s’amuser !»

Vous avez certainement déjà entendu ce refrain. Il y a clairement une dichotomie entre l’évolution des outils pédagogiques sous forme de jeux et la crainte des entreprises de jouer en formation. La formation n’est-elle pas un métier sérieux ? Les serious games, et autres escapes games, seraient-ils de nouveaux gadgets ?

La science le prouve

Il est scientifiquement prouvé que l’on apprend en faisant (80% des neurones seraient connectées avec nos mains). Dès l’enfance, l’apprentissage passe par le jeu et la stimulation des neurones miroirs. C’est la base de toute éducation, aussi bien pour l’apprentissage des règles sociales que pour l’acquisition de connaissance, on utilise le potentiel du jeu. Apprendre dans le plaisir est toujours plus efficace que d’apprendre dans la douleur …alors pourquoi pas en formation ?

Et 1, 2, 3

  1. L’apprentissage par le jeu favorise :

La compréhension et la mémorisation de nouvelles notions. Il développe la concentration, et par conséquent l’efficacité. En effet, l’instauration d’une compétition va développer la concentration et rendre le stagiaire acteur en puisant dans sa réflexion. Elle génère ce que l’on attend dans toutes nos équipes : de l’implication ! L’utilisation de jeu débouche sur une motivation naturelle. In-fine le jeu développe la bienveillance par le partage relationnel des participants et également à travers une forme de compétition amicale.

  1. Le jeu s’adresse à tous

Le jeu en formation touche toutes les catégories socio professionnelle et toutes les générations. Face aux difficultés de collaboration entre générations, une activité ludique permet de mettre tout le monde sur un pied d’égalité, il casse les codes habituels, il n’y pas plus de sachant ni d’apprenant. Tout est partagé, on apprend par soi-même et ce dans une ambiance collaborative.

  1. Libre et actif

Le jeu permet au stagiaire d’être actif : il décèle et comprend que comme participant, il a une place à occuper un rôle à tenir, une responsabilité dans son groupe pour le faire avancer et gagner. Le partage et les échanges, génère du plaisir. La notion de jeu renvoi aux loisirs et libère les énergies.

Le jeu permet à l’apprenant de se dépasser, pousser par ses équipiers. Quand vient son tour de jouer il faut qu’il s’implique et se concentre. Il le fait pour gagner l’estime de son groupe et être reconnu comme quelqu’un de fiable et digne de confiance. On peut ajouter que l’apprentissage devient donc social et collaboratif, ce qui favorise les apprenants  à co-construire leurs propres compétences et augmenter leurs potentiels de travailler en équipe.

Maître du jeu et formateur

Il est évident qu’il faut un animateur de jeu rompu à l’exercice. Capable de mettre en exergue  toutes les qualités développées dans le jeu dans un débriefing constructif et pédagogique. Il doit transposer les acquis dans l’entreprise sous forme de coaching collectif.

PROMEO s’est engagé depuis de nombreuses années dans le développement d’activités pédagogiques et utilise parfois des jeux surprenant mais terriblement efficace : la hutte du chef, puzzle chinois, FORMAUTO, photo langage, Serious game, etc…

«Tous les jeux, y compris ceux qui paraissent les plus simples, recèlent d’antiques sagesses.» Bernard Werber

Auteurs :
Guy Oroy Consultant Senior, après un parcours professionnel à des postes à responsabilités anime des stages performants avec des jeux pédagogiques.
Sébastien Capliez Responsable du pôle Management, assure la veille pour accompagner la performance des entreprises.